Monsieur le Président, De ci de là festoyant, Je vous sais fort occupé Acceptez mon audace, Pardonnez mon insolence… Avant qu’il ne soit plus temps, Faites preuve de patience, Donnez moi une ...
L’uniforme étranger, sinistre matador, Séquestre l’horizon au creux d’un mirador, A chaque pas, la haine érige son outrage, O ! Funeste terreur, regarde ton ouvrage… D’une ardente froideur, d’un ...
L’orange au firmament se fane tristement, Par l’humaine fureur continûment punie, De sa beauté d’antan ne reste qu’asthénie, De son martyr, l’esprit se moque éperdument… Ne peut-on point survivre ...
Quand méditatif, l’homme observe l’infini, Que du ciel, il perçoit l’insondable amplitude, Lorsqu’il se sent fluet : commence l’inquiétude Alors, d’être mortel, il se pense puni… Lui, qui de ...
Démons mystérieux, d’un chant blasphématoire, Afin de la beauté troubler le bel canto, L’intime et le caché complotent de facto, Tous les corps ont une ombre, une substance noire… Suinte des ...
Des nuages, le roi ! L’aigle, seigneur du monde, Sur l’axe d’une roue oscille incandescent, Torride et magnifique, il bannit l’indécent, Ce démon, qui dans l’ombre, enracine l’immonde… Il éveille ...
Résonnance du temps, c’est d’un chant fraternel Que du ventre jaillit l’aurore fantastique, Maître de l’œuvre, l’être en transmet l’authentique Et trouve l’harmonie au téton maternel… Au creuset ...
J’aime l’intimité des venelles sordides, Du maigre et du fluet, les fragrances fétides, La misère engluée aux goulets saturés, Ces borgnes fenestrons par le vice, obstrués, Qui ne laissent passer ...
Quand ténébreux, le ciel trace des métaphores, Quand d’un linceul de plomb s’obscurcit l’horizon, Lorsque orageux, le temps transforme la saison, Sur la Terre, les dieux renversent des amphores… ...
Monte de l’orient l’inlassable marcheur, L’astre à la tête d’or qui monte puis s’écroule Qui, sur un axe tourne et sur lui-même roule ; Du pinacle descend l’éclatante blancheur… Au zénith, le ...
Lesté De l’aube, le phénix, le roi majestueux, Ayant de la noirceur chassé les maléfices, L’aigle à la tête d’or, lesté de miel, d’épices, Colonise l’éther de rayons somptueux… Prince de l’orient ...
Cependant que se lève ambré, l’oriental, De l’aurore, la fleur accueille la promesse Que Séléné dépose avec délicatesse En son sein cristallin qu’embaume le santal… Calice des vergers inhale du ...
A l’inverse du jour, loin du monde réel, Sur le noir océan d’encre aux brumeux rivages, Blond et pâle abricot valse avec les nuages Puis de la nuit nourrit le rêve intemporel… Sur la céleste ...
La profondeur mystique immanente à l’esprit Transcende la nature inerte et monotone De l’univers apparent sous lequel seul résonne L’existant révélé qu’entrevoit le conscrit… Passeur d’émotion, un ...
Intemporel écho dans ma tête résonne Maintes confuses voix qui dessinent en chœur L’insaisissable image immanente à mon cœur ; Elle m’obscède toujours mais mon verbe est aphone… Il ne fait ...
Aimable et chaleureux, d’une douceur extrême, Un jour, couleur citron, ambré comme le miel, Au loin, un diamant émerge immatériel Puis nimbe l’horizon de pigments café crème… Sur un voile éthéré ...
Sublime tournesol au lumineux costume, Toi, qui choisit le ciel pour unique pourtour Quand s’éveille le coq, l’hérétique tambour, Tu brodes l’horizon exhaussant la coutume… Vénérable celui que la ...
Rosée, eau musicienne, imbibe du lys blanc L’immaculé calice à la lèvre alcaline, S’éveille le rejet nimbé de naphtaline Qui vers le ciel s’entrouvre altérable et tremblant… L’aurore, bleu murmure ...
Du calice des fleurs cueillant l’eau précieuse, Amante autant qu’épouse aux seins voluptueux, Elle embaume son corps d’attributs fructueux Puis monte vers le ciel, pure et délicieuse… De myrte ou ...
Elle écoute, à genou, l’être incommensurable, Celui qui, de l’amour, élit le fructueux , Qui du ciel à la terre est le lien fastueux, L’astre régénéré, de l’aube l’honorable… Du flanc ensanglanté ...
Limpide et clair ruisseau que le jour déshabille, De l’ombre, la blancheur, l’archange immaculé, Revenu de l’enfer sur un cheval ailé, Des larmes de la nuit son âme s’estampille… De cristal, la ...
J’écoute résonner le silence des pierres Dont l’écho minéral, que rien ne contredit, Emporté par le vent s’élance et rebondit, Du temporel espace abrogeant les frontières… Chaque chose me parle et ...
L’un à l’autre enlacés, tous les mots en osmose, Délivrent de l’intime, imperceptiblement, Camouflé sous le sens, le cœur du sentiment : Emerge du poème une âme à peine éclose… Verbe, union, ...
Lorsque survient l’instant de la métamorphose, Eprouvant les bienfaits du cycle récurrent, A la fois mère et fils, moi-même et différent, J’imagine l’esprit présent en toute chose… Au cœur de ...
Tous mes amours d’antan sans tristesse me quittent, Les sentiments anciens lentement se délitent, J’entends mes souvenirs, vénérables vieillards, S’édulcorer sans fard sous l’aile des brouillards… ...
Sous le fardeau des noms se brise l’harmonie, Tout ce qui est uni veut sa part du festin, D’un « Je » chacun devient un unique destin, De la paix, de l’amour…, commencent l’agonie… S’éveille ...
Où es-tu ? Le sais-tu ? Déjà le vent t’emporte, Le ciel est gris, j’ai froid, demeure près de moi ! Je n’ai que ton parfum, ne ferme pas ta porte ! J’ai la chair éveillée, apaise mon émoi… ...
Inutile est l’offrande, en ruine est notre église, Sur le marbre élimé, vois cet homme allongé ! Il parait assoupi sous la rotonde grise Mais son corps est absent au regard affligé… Vois cet homme ...
Saumâtre et long, le jour s’annonce lapidaire, Vois ! La dame de pique aiguiser ses poignards A ses jupons pendus d’innommables bagnards Consument la lueur du divin lampadaire… Sans éclat, le ...
Refuse les dictats, l’insipide et le mièvre, Sur chaque chose inscrit le nom particulier, Confesse les échos du verbe singulier, Poétique clameur ressuscite la fièvre… Ma muse, de mon cœur, exalte ...
Dans la vase, accroupi, j’exhume, hagard…, mon œil, D’un écho, cette nuit, je porterai le deuil, Avant qu’il ne me quitte…, il faudra qu’il me dise Ce qu’il a découvert pataugeant sous l’eau ...
Où suis-je passé Durant toutes ces années… ? Où me suis-je perdu… ? Comment ai-je pu…, Ne pas entrevoir L’étendue de tes attentes, Tous ses mots chuchotés, Tes appels de détresse, Ton besoin de ...
Du regard, le miroir, de l’ombre à la clarté, Reflète le mystère éclairant l’invisible, L’anamorphose inscrit le secret indicible, Du gypse des tombeaux jaillit la vérité… Cristalline, l’eau court ...
A l’égal du sacré, principe créatif, A la fois père et fils de l’œuvre originelle ; Par l’art, l’être répand la parole éternelle Puis du noble dessein reste contemplatif… Frère agnat du soleil, ...
Dans le ventre se forme un œuf insoupçonné, Sur le fil du hasard la chose se balance, Du vide, informe éclôt la prodigue substance, Des ténèbres s’élève un chant efféminé… Tant de vapeurs que ...
Ostracisme… D’une humide nature, enroulé sur lui-même, Ouroboros, de l’œuf, conserve l’unité, Tout cohabite en lui sans autre identité, La flamme comme l’eau nourrissent son œdème… Nul ne sait ...
Tout se régule au gré du divin métronome Qui ranime en son sein le verbe inusité, Une et universelle expire l’entité, Tout chose s’amende en sa nature en somme… L’or jaillit de la tombe et l’homme ...
Comme la mer épand son sel sur les rivages, A tout instant le cœur, de bruissements furtifs, Embaume le chemin, maints poudrins fugitifs Sur l’encre de la nuit estampent leurs visages… D’aubépine ...
Alchimiste des mots, chantre de l’ineffable, L’imaginaire comme ultime vision, Sous l’aile du langage, ouvre l’expression, Grâce à son art, l’aède effleure l’insondable… L’âme pour véhicule ...
Prince de l’éphémère aux mille et un visages, En cela saltimbanque, acteur de mon destin, Face à tous préjugés j’ironise mutin, De l’ultime baiser j’ignore les présages… L’ombre peut bien rôder, ...
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