Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles
Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 13:56

Je voudrais délaisser les heures ténébreuses,

Tous les objets falots des années ennuyeuses

Où chaque jour nouveau, semblable aux précédents,

S’éternise morose à distance du temps…

De-ci, delà parfois des souffles éphémères

Mais en tous sens, sans force aux grands yeux de chimères,

  S’époumonent pour rien en marge du destin

Car mon rêve est avare et s’achève au matin…

Assise sur le seuil d’une sinistre porte,

La vieillesse m’attend pareille à cette eau morte

Qui s’enlise et croupit dans les bras du néant,

Dont je vois s’évaser le vaste trou béant…    

Aussi pesant, prostré qu’une blanche frégate,

Lorsque tombe le vent sur l’océan d’agate,

Je regarde passer la vie en catharsis,

Faut-il me souvenir de naguère et jadis ?...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Poétra
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 13:02

 Les vignes de l’amour n’ont plus de frondaison,

Nul printemps ne viendra leurs redonner une âme,

Un lourd et froid caban en étouffe la flamme,

Le paysage est nu, c’est la morte saison…

 

Indifférent, cruel, l’hiver bâtit son nid,

Au contact de ses doigts le sentiment expire,

Avant qu’il ne s’installe, évitons en le pire,

Mon cœur s’apaisera quand tout sera fini…

 

Tu pars vers d’autres lits, sans doute as-tu raison,

Fais vite ta valise et quitte le navire,

Ne reste pas ici déjà le ciel chavire,

La neige a recouvert le toit de la maison…

 

Et même si je vais, en ce jardin fané,

Quelquefois sangloter solitaire, qu’importe,

Il restera toujours, couché devant ma porte,

Un chat qui dormira sans être chagriné…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 15:10

Fragrances de parfum vaporeux, aérien,

Fugaces bruissements d’ailes, souffle de brise,

Sensuel, délicat, soupir épicurien,

Sur mes lèvres, frisson, le rêve s’éternise…

 

Empreinte de jasmin, de rose, de santal,

Effleurement, douceur, caresse langoureuse,

Effluve de baisers, frôlement sentimental,

Essence à fleur de peau tendrement sulfureuse…

   

Immuable présence arrimée à mon corps,

Fontaine du désir, crépitement de flammes,

Le plaisir, de mes sens, sublime les accords

Et de l’Eden premier Recomposent les gammes…

 

Étincelle de joie aux pétales soyeux,

Gardienne de l’amour dont mon cœur s’émerveille,

Sous le bout de mes doigts, dans le bleu de mes yeux,

Femme fleur entrouverte, Elle, au matin s’éveille…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Souffles d'encre... - Communauté : Poétiquement vôtre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 01:14

 À l’écart des quidams vivant sur la grand place,

Dans une cave obscure, empli de va-nu-pieds,  

Juste un bar enfumé tout au fond d’une impasse

Où jamais le soleil ne vient mettre les pieds…

On appelle ce lieu le trou du cul du monde,

La plaie et le couteau s’y donnent rendez-vous,

Bien trop de pauvretés l’atmosphère est immonde,

    Le peuple des bourgeois y voit des loups-garous…

Ici, en vérité, seuls des pauvres diables,

Dans un verre crasseux, s’alcoolisent le soir,

Abandonnent reclus, pour deux sous misérables,

Leurs chagrins quotidiens sur un coin du comptoir…

Usés par le travail, cibles de la lésine,

Laissés sur le carreau sans un remerciement,

Certains sont au chômage après vingt ans d’usine

Et tentent de survivre à leur licenciement…

Dans l’insane clarté d’une ampoule blafarde

Qui pendouille au plafond, tord-boyau frelaté

Donne un semblant d’espoir à cette foule hagarde

Dont l’ombre, lentement, expire en aparté…

Il arrive parfois que l’un d’entre eux malade,

S’écroule sur le sol les nuits de mauvais vin,

Le lendemain il part, sans même une accolade, 

Dans la fosse commune en marge du destin…

À la fois gueuse et belle en ce bouge minable,

Comme femme infidèle aux multiples amants,

Misère est amarrée autours de chaque table

Et rêve malgré tout à des princes charmants...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 14:48

Sur  un banc du collége, aux pourtours du destin,

Hasard d’une rencontre, un maître et puis un livre

M’interpellent soudain, me disent le chemin

Du sensible et du beau, du vouloir et du vivre…

 

Fulgurance, évidence, un univers nouveau 

Se révèle et s’éveille au milieu des décombres,

Soupir en toute chose, intime, à fleur de peau,

J’entrevois l’invisible à l’infini des nombres…

 

J’écoute chuchoter les voix venues d’ailleurs,

Les ombres sur les murs qui peuplent le silence

Et les êtres cachés, ces secrets d’orpailleurs

Enluminant le monde à chaque résurgence…

 

J’entends le blé germer, les pierres frissonner

Sous le souffle du vent, le bruissement des flammes

Assoupies sous la cendre, exalté, fasciné,

Condisciple, j’apprends le langage des âmes…

 

Enfant prodige, fils de ces autres en moi,

À l’âge de treize ans, plus tout à fait le même,

En quête d’absolu, tous les sens en émoi,

Il me semble être né sur les mots d’un poème…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : La voix du coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés