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Insurgé Poétique

Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 17:23

Indéchiffrable femme à ta lèvre orgueilleuse,

Rouge sang, j’ai cueilli, brûlant et sulfureux,

Le vénéré fruit mur d’un baiser langoureux

Et goûté du péché la saveur frauduleuse…

 

Adorable démon à l’ardeur scandaleuse,

Enivré par le jeu d’un amour dangereux,

A ta bouche, je bois du venin savoureux

Le nectar épicé de ta langue enjôleuse…

 

Emérite danseur d’un tango défendu,

Enflammé je titube animal éperdu

Et connaît du désir la coupable morsure…

 

Extatique victime encollée à ton corps,

Du plaisir immanent s’estompe le remords,

De ton sein je bénis la sublime luxure…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poétra
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 16:52

 

 

L’un de ma rime dit : « qu’elle est d’une autre époque ! »

 L’autre d’un jugement énonce sa rancœur ;

S’ils savaient, ô combien de leurs mots je me moque

Et compose mon œuvre à l’aune de mon cœur…

 

Insensible au verdict de l’humaine nature

Qui de sait que médire ignorante de l’art,

Je bâtis de mes vers l’intime architecture

Et du profane instruit le sceptique regard.

 

Qu’importe la sentence absurde du novice,

La louange stérile et sa maigre clarté,

Pour paraître à ses yeux, je n’aurai pas le vice

Indigne de sombrer dans la facilité !

 

L’exigence est ma loi, disciple du poète

Exaltant sa parole : « entre la boue et l’or

Il n’est pas de mitan », j’en serai l’exégète

Célébrant du travail l’immuable trésor.

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 16:51

 

 

Du vice et sans dégoût, avant que j’aboutisse,

Je laperai du fruit le nectar défendu,

Que m’importe le prix, j’en réglerai le dû ;

Que le ciel me damne et l’augure s’accomplisse !

 

Le péché pour motif que l’enfer se réjouisse,

Je connais la sentence, animal éperdu

Sur le lit du plaisir je me suis répandu ;

Maraudeur des bas fonds j’en explore l’abysse.

 

Le peuple bien pensant, hypocrite et moral,

Me destine au bûcher et me juge anormal,

De l’humaine nature il bannit les mystères…

 

Puisque du bien au mal nul esprit n’est devin,

Censeurs, épargnez moi vos procès délétères :

Laissez-moi de l’amour savourer le divin… !

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 16:49

 

 

Luxure, vieille amie, admirable catin,

Toi qui, de mon Ego, libère le sordide

Et me surprends au matin aussi comblé que vide ;

Laisse-moi, dans tes bras, oublier mon destin…

 

Orgueilleux débauché, ta lèvre pour festin,

J’efface de mon front l’inévitable ride

Celle, dont les miroirs singent l’écho livide

Me désignant mortel sans espoir ni butin…

 

Puisqu’au fond du couloir s’assoupit la lanterne,

J’abhorre de l’ennui le macabre et le terne

Et m’enivre du sel de la vie à crédit…

 

Sur le fil du rasoir, ma superbe complice,

Tant pervers que gourmand, je célèbre du vice

L’insalubre vertu de braver l’interdit !

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 16:48

Exemplaire, ton nom écrit en majuscule,

A lui seul redonnait l’espoir aux rescapés,

A tous ceux qui, martyrs, par l’ignoble écharpés,

Subissaient de la peur l’atroce canicule…

 

Sur ton sol tolérant tombe le crépuscule

Et tu fermes ton cœur à tous ces éclopés

Qui marchent vers la mort à ta main, agrippés,

Corrompu par la nuit ton idéal bascule…

 

Ô ! France, devenue insensible aux douleurs,

Qu’as-tu fait, mon pays, de tes nobles valeurs,

Comment peux-tu nier du droit la belle éthique ?

 

D’un geste citoyen, moi pauvre puceron, 

Brandissant ton drapeau, je relève le front 

Et dénonce l’injuste et son arithmétique… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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