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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 01:46

Les hommes ont les pieds carrés, triste univers,

Ils marchent sur la tête et pensent à l’envers,

C’est ainsi que toujours ils dévastent le monde,

De la cause à l’effet, la terre n’est plus ronde…

Funestes tourbillons de sable et de poussières,

Les souffles de l’enfer, en cohortes guerrières,

Déferlent du désert et laissent derrière eux

Qu’aridité, misère et spasmes nauséeux…   

Innommables péchés, des nappes de goudron

Divaguent sur les mers. Comme dans un chaudron

Le climat se détracte, ouragan et tornade

S’en donnent à cœur joie et portent l’estocade…

Hier encore jardin peuplé d’oiseaux, de fleurs…,

Sous les poings de l’humain, la planète est en pleurs ;

Terrible vérité, la nature agonise

Et la foule s’en moque éructant sa bêtise…

S’érodent doucement les neiges des glaciers,

Saumâtres, pollués, les fleuves nourriciers

Deviennent des égouts. S’étend la sécheresse ;

Les peuples affamés sombrent dans la détresse… 

Le plomb et le mercure altèrent le limon,

Les eaux venues du sol, pleines de goémon,

Émétique bourbier, croupissent dans la fange

Et rien ne peut survivre au phénomène étrange…

 Le ciel a les couleurs de ses gouffres profonds

Où l’œil ne voit plus clair, sous de mornes plafonds,

Chaque jour plus épais, les astres disparaissent :

Nous sommes sans futur ! Crient les enfants qui naissent…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Les artistes engagés
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 16:57

Un mince coin de ciel derrière la fenêtre

Close, juste un espace ouvert sur l’infini,

Un petit carré gris et puis aussi peut-être

Comme un dernier regard, qui tente démuni,

De retenir le temps. Déjà le jour s’achève…

Faut-il se souvenir de naguère et jadis,

De ces instants lointains aux limites du rêve,

Dois-je avoir le regret d’anciennes oasis,

Des gestes quotidiens, des vieilles habitudes,

De ces êtres aimés que je laisse ici bas ?

Je m’en vais malgré moi vers d’autres latitudes

 À quoi bon en parler mon cœur est bien trop las…

Pâle, les traits tirés, fatiguée, immobile,

Elle semble, à mi-voix, doucement marmonner

En regardant le vide. Empreinte indélébile,

Seuls ses yeux délavés paraissent chagriner

Et me dire ce mot que je ne veux entendre,

C’est un mot d’adieu d’une extrême douceur,

Un ultime sourire à la fois triste et tendre

Qui me laisse orphelin plein de cette douleur

Qu’il me faut contenir pour la laisser paisible

Lentement s’en aller en lui tenant la main,

Le silence s’installe étrangement sensible,

Dans un autre univers je la verrai demain… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : La voix du coeur
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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 17:08

Femme fleur délicate, ondoyante et fragile,

Le corsage échancré, sensuelle à dessein,

Me laisse deviner la naissance d’un sein,

Frémissante et offerte, elle est belle et gracile…

 

Lascive, avec les mots du corps, Elle m’invite

À goûter les secrets de son intimité,

Désir, plaisir, bonheur, charnelle volupté, 

Long soupir langoureux sa poitrine palpite…

 

Les oiseaux de l’Eden, comme des hirondelles,

De soie et de velours, se nichent tendrement

Dans le creux de mes mains, sublime effleurement,  

Au toucher de mes doigts, Ils entrouvrent leurs ailes… 

 

C’est l’heure où, dans le ciel Vénus se déshabille,

Où l’étoile répond aux souhaits de mon cœur,

Où la vie et l’amour s’harmonisent en chœur,

Magique, enfin, c’est l’heure où mon âme vacille…   

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Souffles d'encre... - Communauté : IMAGE.POESIE
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 14:05

Depuis la nuit des temps, depuis la nuit première,

Muni d’un arc tantôt, tendre et courtois, seigneur

Ou cruel prédateur en habit de lumière

Nimbé d’ombres, musarde un habile chasseur…  

Immolés, sur l’autel, misérables trophées

Palpitants dans la main de cet archer moqueur,

Les êtres suppliciés, délaissés par les fées,

S’enivrent du venin qu’il distille en plein cœur…

Ses victimes sont là, comme des coques vides 

Echouées sur le sable, émues sur le carreau,

Elles crient en silence et attendent livides,

Juste un geste, un regard, entichées du bourreau…

Criminel endurci, blasé, sans état d’âme,

Ne laissant derrière lui qu’un sourire narquois,

Lorsque l’amour s’en va sans bagage ni flamme,

Meurtrissure et couteau sont faits du même bois !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : écrire c'est hurler en silence
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 13:56

Je voudrais délaisser les heures ténébreuses,

Tous les objets falots des années ennuyeuses

Où chaque jour nouveau, semblable aux précédents,

S’éternise morose à distance du temps…

De-ci, delà parfois des souffles éphémères

Mais en tous sens, sans force aux grands yeux de chimères,

  S’époumonent pour rien en marge du destin

Car mon rêve est avare et s’achève au matin…

Assise sur le seuil d’une sinistre porte,

La vieillesse m’attend pareille à cette eau morte

Qui s’enlise et croupit dans les bras du néant,

Dont je vois s’évaser le vaste trou béant…    

Aussi pesant, prostré qu’une blanche frégate,

Lorsque tombe le vent sur l’océan d’agate,

Je regarde passer la vie en catharsis,

Faut-il me souvenir de naguère et jadis ?...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Poétra
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