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Les Innommables

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:17

 Blanche colombe

Robe sanglante

Maculée de sang

Innocent un oiseau

Volait insouciant

D’un trait de folie

Jaillit un éclair

Et l’oiseau chuta…

 

Chemise blanche

Sanglante robe

De sang maculée

Insouciant un enfant

Jouait innocent

Un éclair jaillit

Le temps s’arrêta

Et l’enfant chuta…

 

Ciel d’orage

Morne plaine

Nuages d’encre

Terre de haine

D’une ineffable douleur

D’une clameur infanticide…

 

L’enfant est l’oiseau

Une étoile au cœur,

L’oiseau est l’enfant

Le cœur percé d’un éclat...

 

Blanc comme un linceul            

Le jour est en deuil…

Rouge l’aube enclos l’horizon

La rancune comme cachot

L’amour agonise…

   
         Il n’est plus d’avenir

Le regard clos

Dans le ciel orphelin

La paupière pour toujours fermée

S’enlacent leurs mains…

 

D’avoir trop pleurée

Les yeux vides et secs

Défunte la paix

Gît sur les trottoirs du désespoir…

 

Reflet de l’absence

Immobile comme suspendu

D’une forte présence

Le silence est un cri…

 

Les plumes encollées

Sur le bitume

L’enfant comme l’oiseau

L’oiseau comme l’enfant

Ne verront pas demain

 

D’un envol avorté

D’un épis brisé

D’un espoir muet

D’un rêve assassiné

La terre est un enfer…

 

L’enfant et l’oiseau

L’oiseau et l’enfant

Iront au paradis… 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 01:43

Le jusant, d’un embrun, frôle l’âme des choses,

Le ciel est enchaîné sur le miroir de l’eau

Et…, c’est les yeux marbrés, transpercés d’ecchymoses,

Qu’il se voile éploré d’un saumâtre rideau…

 

Des perles de chagrin écaillent le silence,

Sur l’aile des douleurs s’éparpille l’ennui,

Indolent, d’une valse, il trouve consistance,

De blafardes lueurs envahissent la nuit…

 

Des effluves de sel corrodent l’espérance,

Sans ancrage avéré rode le souvenir,

Les poumons encrassés, le rêve devient rance,

Trouble, sa résonance entrave l’avenir…

 

Dans l’alcôve des mots, une lampe, immobile,

Appesantit l’écho de l’être disparu,

D’un ultime reflet sur la trame, fragile,

Nostalgique, s’inscrit le chemin parcouru…

 

Lorsque sur la psyché se dessine l’abîme,

D’un frêle doigt de craie en mon cœur, élimé,

Le poème renaît d’une épitaphe intime,

Je n’ai pas le regret de t’avoir tant aimé…

 

 …………………………          

 

 

 Déjà tombe le soir, il est temps mon ami

De se dire au revoir. La paupière close,

Tu me donnes congé. Dépité par la chose,

Sur le seuil de l’oubli, je te laisse endormi… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 01:22

Aujourd’hui, nous voici, nombreux, enfin à table,

Il est temps, à présent, d’apaiser le chagrin,

D’accepter nos erreurs et de moudre le grain,

De faire du destin un futur acceptable…

 

Il est temps de bâtir, d’instaurer l’union,

D’entremêler nos sangs, de déposer les armes,

Devenons citoyens d’un continent sans larmes,

Ayons l’amitié pour seule nation…

 

De l’est à l’océan, libre et sans frontière,

J’ai rêvé d’un pays de toutes les couleurs

Où l’homme fraternel garderait ses valeurs,

Le respect et l’amour, tout entier sur la terre…

 

Révoquons la misère et ses rudes douleurs,

Prêchons l’égalité, la justice exemplaire,

Ensemble, élaborons le monde solidaire,

Enracinons la paix tout au fond de nos cœurs…

 

Des rancœurs de jadis, abrogeons l’anathème,

Je vous en prie, Amis, réunis partageons,

Le sel, le pain, le vin…, trinquons, buvons, mangeons,

Apprenons, simplement, à nous dire : je t’aime !

 

……………………………

 

 

A ma plume, enlacé, de consonne en voyelle,

J’apprivoise l’ambigu, l’ardeur du sentiment,

D’une épure, d’un trait, l’encrier pour amant,

De quatrain en quatrain, le rêve m’interpelle…

                      

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 01:16

Le ciel est une cible,

J’en devine l’invisible,

Assoiffée de vie,

De verres à moitié vides

En verres à demi pleins,

A l’ultime réverbère,

Amoureuse d’une étoile,

Mon âme se tend comme un arc,

J’abats ma dernière carte,

Mon cœur part comme une flèche,

J’en illumine la mèche

Afin que la nuit soit moins sombre

Et d’en éclairer toutes les ombres… 

                                   

Survivant des matins blêmes,

Le chant de l’alouette
onsole ma doul

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 01:09

 

Nostalgiques fragments de rumeurs passagères,

Dérivent dans mon cœur des odeurs étrangères,

Tant de rires croisés, de l’oubli prisonniers,

Effleurent mon regard par mégarde, oubliés…

 

Existe-t-il un lieu sans honte ni défaite,

Une porte, une clef qui ne soit contrefaite ?

A jamais immobile au seuil de l’avenir,

Sur l’aile des regrets s’éteint le souvenir…

 

Penché sur le miroir, le temps et son grimoire,

Je recherche le lien enfoui dans ma mémoire,

Le sibyllin passage où dans l’obscurité,

L’espace se réduit face à l’éternité…

 

Emerge sans passé, sans futur, insolite,

L’impalpable moment où l’âme se délite,

Tout ce que j’ai perdu, perdu puis reconquis,

D’un murmure m’emporte aux sources de l’acquis…

 

Taciturne besoin d’une trouble tendresse,

L’eau sombre du remords d’un écho me caresse,

Il flotte dans mes yeux des effluves de sel,

Je relis de l’amour l’ineffable missel…

 

Glisse l’ombre de qui lui- même fut une ombre,

D’une lueur, d’un son s’exulte la pénombre,

De la cause à l’effet le vécu s’introduit,

Là, le passé devient l’encore et l’aujourd’hui…

 

 …………………………….               

 


 

Dans l’étrange, le ciel bouge, tout avance,

Immense, dans le soir, brûlants, les yeux s’échangent,

En silence, l’azur se confond dans l’orange,

Sur l’encre de la nuit, le crépuscule danse…  

 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : La voix du coeur
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