Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:15

Le soufre s’agglutine à nos pensées. Le plomb,

Le chlore et l’arsenic empèsent les semelles

Du vent. Nos idéaux agonisent le long

Des chemins d’antan. Il n’est plus d’hirondelles

Et pas même un prophète annonçant le printemps.

La bête a fait son nid dans les têtes fertiles.

Entends les loups surgir des ténèbres du temps.

Toute parole est vaine et les mots sont stériles.

Au premier sang déjà s’éveillent les butors.

Vois les serpents tisser, fil à fil, la rancune !

Le déni fait son œuvre, on s’assoit sur les morts.

Lapidaires, nos esprits s’enfoncent dans la brume.

L’ignoble s’enracine et gangrène l’humain ;

Nous bâtissons un monde égaré dans l’outrance.

Les yeux secs, le cœur froid, un chardon à la main,

Célébrant l’égoïsme et plein d’indifférence,

Quand passe l’étranger, on le jette dehors

Et s’il pouvait crever bien loin de nos frontières ;

Tous en seraient contents. Sans le moindre remords,

Hommes pétris, rongés par des haines altières,

Regarde-les souiller le bleu de l’horizon ;

Ils exaltent vainqueur des relents de poubelles.

Touchant la multitude, essaimant son poison ;

Le racisme ordinaire épand ses grandes ailes…

Partager cet article

Repost0

commentaires