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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:17

Silhouette androgyne invisible à l’œil nu

Dont seul le cœur pressent l’ineffable apparence,

Une encre bleue azur, toute de transparence,

Sillonne le feuillet blanc d’un monde inconnu…

Dans les taillis touffus où nichent les oiseaux,

Éparpillées le long d’un sillon de mémoire,

Il est des clefs donnant accès au vieux grimoire ;

Sous le voile nuiteux dansent des lunes d’eau…

Eau-forte dévolue au mystère, transcrit

D’un trait de plume au sein même des métaphores,

Subtil l’illusoire enfante des amphores ;

Le rêveur, d’une image ou d’un mot, en décrit

L’ineffable liqueur. Venu d’ailleurs un chant

Éclaire l’initié tout le long du voyage.

Merveilleuse égérie alunée au rivage,

Une flamme flamboie aux berges du couchant…

Dans le feu tellurique aux portes du chaos,

Un mage s’est assis sur un amas de toiles.

Sans forme ni visage, il tisse des étoiles ;

La parole en transmet les multiples échos…

Incandescente l’onde enlumine les cieux.

La multitude épand ses ailes de lumière.

D’un univers à l’autre, il n’est plus de frontière ;

Sur l’infini je vogue et me brûle les yeux…

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Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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