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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:21

Tous ces regards usés, tendus jusqu’à la corde

Vers l’horizon lointain implorent miséricorde

Mais nul dieu n’est présent, les petits et les grands

Ont bien d’autres loisirs que d’aimer les migrants…

 

Hommes, femmes, enfants, inconnus sans visage,

Ils viennent s’échouer, comme rats, au rivage.

Sur les laisses des mers, bois flottés, ballottés,

Survivants du naufrage, ils s’assoient, hébétés…

 

Dérive au fil de l’eau, des bateaux de fortune

Ont laissé dans leur cœur le sel de l’amertume,

Ils ont fui les fusils, la guerre, la terreur

Et puis ils ont trouvé le sable du malheur…

 

Coquillages brisés entassés aux frontières,

Seul le vent les écoute ânonner leurs prières.    

Ils ont beau supplier, personne ne les entend ; 

Quand périt l’étranger, nulle main ne se tend !...

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Les migrants...
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