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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:02

Lors d’une chaude nuit d’été, suave et douce,

Comme un copeau de brise, un simple courant d’air,

Une empreinte de pas, sur la laisse de mer,

Laisse le souvenir d’une ombre qui s’émousse…

 

Bois flotté sur la grève, il est un vieux retable

Qui fièrement, jadis, côtoyait l’infini.

Sur les dunes s’envole un manuscrit jauni,

Il ne reste plus rien de nos châteaux de sable…

 

La mer toujours avance et nimbe les rivages

D’une mantille bleue. Au loin, dans le grésil,

Un pâle oiseau de sel dérive vers l’exil

Puis d’une aile s’estompe au fond des paysages…

 

   Emportées par le flot des vagues musiciennes,

À l’heure ou l’aube étire, un à un, ses flambeaux,

Chroniques du passé, délavées, en lambeaux,

S’essoufflent, dans l’azur, les nostalgies anciennes…

 

Sur la lande des jours et la crête des heures,

De minute en seconde, exalter de l’instant

Le souffle merveilleux, quitter toutes demeures

Et connaître l’oubli, sans regret, lentement…

 

   

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