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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:38

Par la vague sans cesse harcelée, insultée
Château de sable fin sur les laisses des mers,
Grain par grain, Liberté s’amenuise, éreintée ;
Sur ses tours, confinés, ses enfants sont amers…

Rémiges déployés bravant le marabout
Qui déverse le souffre avec intolérance
Sa parole s’épuise à demeurer debout
Et les cœurs puérils sombrent dans l’ignorance…

Pour ses nobles soldats pas de miséricorde,
Un écrit, un dessin ou un trait de crayon
Suffisent aux tyrans pour les pendre à la corde
Ou leur couper la langue au détour d’un layon…

Mais il est des veilleurs qui préservent son âme,
Étincelles de sel revenues de l’enfer,
Quand l’une se consume une autre s’enflamme.
Qu’importe les fusils, la mitraille et le fer,

Lorsque tombe la nuit infamante pour l’homme
Et que la bête toque aux portes des maisons
Chevelure et flamberge au vent elle se nomme
En déclamant son nom sur les murs des prisons...

Sentinelles de suie adossées, insoumises
À l’ombre qui grandit, revêtues de lambeaux,
Ses chandelles noircies échancrant leurs chemises
S’embrasent, le cœur nu, comme de fiers flambeaux… !

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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