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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 02:59

Dans ma tête des mots m’assaillent, le silence
Bruisse de maints échos. Pris dans la turbulence,
Je tourne sur moi-même et titube écorché.
Déboussolé, mon cœur frisonne effarouché ;
Dès le matin déjà, l’ombre et la violence
Déferlent comme une onde. Aucune résilience,
Il n’est plus un refuge, un lieu de liberté
Où l’homme peut rêver sans être tourmenté.
Sur la laisse de mer, funeste litanie,
Des visages, des noms cochés par l’infamie,
Des crayons, des dessins sur le sable posés
Qu’une gomme de sang a soudain effacés.
Partout gisent des corps mutilés par l’immonde ;
Je ne sais quel poison contamine le monde.
À gauche, à droite, en haut, vers le bas, de travers,
J’avance, je recule et je marche à l’envers ;
Je m’accroche à la vie emporté par la foule.
Sur l’autel du destin, dévorés par la houle,
La plaie et les bourreaux pourrissent au soleil
Et m’écorchent l’esprit, j’ai perdu le sommeil…

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