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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:16

Tardif assaut final de l'hiver obstiné,

Des ongles de cristal griffent le paysage,

Ils figent, au matin, le printemps nouveau-né

Et entoilent le jour sous un épais corsage…

 

De grands arbres transis se penchent effarés

Sur la terre fardée, enduite de filasse.

Lapis-lazuli, seuls des reflets chamarrés,

Irisés de vermeil zigzaguent sur la glace…

 

Un silence d’église habite les sous-bois

Ni musique ni chants et point de saxophones,

N’égaient la feuillaison ; Pas de merle aux abois,

Ensachés par le gel, tous les nids sont aphones…

 

Où es-tu mon amour, je ne sens plus ta main.

Le verdict est tombé. Je ne vois plus ton ombre

Danser sous les grands pins, dois-je croire à demain ?

Je n’entends plus ta voix déchirer la pénombre… 

 

La neige, cette nuit, blanc linceul de coton,

A posé sur mon cœur des étoiles de givre.

Sur la branche d’un chêne, un oiseau vagabond

M’indique le chemin du vouloir et du vivre… 

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