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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:42

À l’heure où l’horizon, broyé par les ténèbres,

Se courbe de fatigue, échinant ses vertèbres,

Souveraine, la nuit aiguise ses couteaux ;

L’œil s’évade et se perd sur le flanc des coteaux.

Une mantille grise estompe toutes choses,

Les arbres, les rochers, marquetés d’ecchymoses,

S’altèrent doucement dans l’abysse profond

Où le jour, en lambeaux, s’écaille et se morfond.

Soudain le zodiaque ouvre son fascicule.

Face à l’éternité, je me sens minuscule,

Chancelant, suspendu au vouloir du destin ;

Il est dit que là-haut est inscrit mon chemin.

Monstrueuse beauté, source de solitude,

Alité sur le seuil de la vaste amplitude,

Tandis que l’ombre tombe, homme, seul, démuni,

Je regarde le ciel s’étendre à l’infini.

Sa vaste profondeur me comble de vertiges ;

Ô ! Combien d’astres morts ne sont plus que vestiges… 

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