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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:01

Tout passe, se lasse et, comme le sable fin,

Nous glisse entre les doigts. S’estompe le parfum

Que l’on aurait voulu permanent et tenace,

Que l’on aurait voulu garder dans sa besace,

Garder au fond de soi. Tout passe sans raisons,

S’abîme et puis s’efface au rythme des saisons.

Éphémère l’amour, par le chas d’une aiguille

S’échappe de nos cœurs mouvant comme une anguille.

Le printemps porte en lui les germes du cancer

Et l’été n’est que leurre au profit de l’hiver. 

Pas de temps, point de place et pas même un espace,

Englué dans la nasse, on est bon pour la casse !

Nul sentiment ne vient éclaircir le néant ;

L’indifférence avance à grands pas de géant…

Versatile, l’humeur ignore et puis efface

Les souvenirs heureux dont un jour on se lasse,

Ces moments précieux, naguère sublimés,

Qui nous ont tout donnés, que l’on disait aimés.  

Sans aucun état d’âme, on se métamorphose,

D’un simple trait de plume, on passe à autre chose...

Dos à dos, loin des yeux marchent des inconnus,

 L’un et l’autre, soudain sans fard, se montrent nus :

L’un rit et l’autre pleure à l’aube qui s’efface

L’un pleure et l’autre rit de l’aube qui s’efface…    

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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