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Les correspondances...

Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 11:45

D’un ongle peint l’aurore érafle le voilage

Ajouré de la nuit pâlissante, entoilage

Nimbé d’or le soleil taraude de ses dards

L’ultime obscurité, l’œil aux mille regards

Empourpre l’orient, aux limites du monde

Visible, l’horizon, d’une courbe profonde,

Délimite l’espace où la terre et le ciel

Se caressent d’un doigt délicat et vermeil…

Cristalline, la lune à pas lents se retire,

S’estompe doucement sous un voile de cire,

La déesse harmonie installe son autel

Et tisse de l’amour le lien universel,

Toute chose frisonne au sein de la lumière

Et chante à l’unisson la richesse première,

Le calice des fleurs s’embaume de senteurs

Mirifiques, santal et parfums séducteurs

Exaltent la clarté de l’aube originelle,

Tout n’est que volupté, renaissance éternelle…


Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Terre de lumiére
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 20:28

Fragrances d’un parfum, senteurs à fleur de peau,

Inaudibles soupirs, robe blanche, angélique,

Fugace silhouette au trop large chapeau,

Sous ma paupière glisse un visage idyllique…

 

A l’écho de ses pas j’imagine un baiser,

Pétale de satin d’une tendresse extrême,

Sur ma lèvre venir doucement se poser

En m’offrant de l’amour la caresse suprême…

 

Eclaboussure blanche, elfe, souffle de vent,

Sur le bleu de mes yeux, amante d’un nuage,

D’une ride, elle passe et sous un paravent

Disparait me laissant seul dans le paysage…

 

    Attente d’une femme irréelle et sans voile,

Demeure persistant le rêve estampillé

Au plus profond de l’être en quête d’une étoile

Qui regarde le ciel le cœur émerveillé…

 

Empreinte nébuleuse, enivrante liqueur,

Farfadet un peu fou, feu follet funambule,

Enamouré d’une ombre, au pourtour de mon cœur,  

Le songe, au fil de l’eau, vaporeux déambule…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Inspirations poétiques
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 17:15

Océan bleu, douceur, volupté, plénitude

Offerte au quotidien, il suffit simplement

De l’espace écouter le souffle et l’amplitude,

Cette émanation liée au sentiment

 

De résonnance, d’être, ineffable conscience,

Poussière en harmonie avec l’universel,

Subjugué par le lien, sortilège ou prescience,

De ressentir en soi le verbe fraternel…

 

Je m’émerveille ainsi des plus infimes choses,

De tous ces petits riens qui font du bien au cœur,

D’un horizon d’été peuplé de reflets roses

Qui se posent sur l’eau d’une calme langueur…

 

Signe d’appartenance, apaisé je compose

La clameur poétique inscrite au firmament,

Le vertige d’aimer enlumine ma prose

Et de l’âme transcrit tout l’amour imminent…

 

Gazouillis de lumière enfanté par le rêve,

Je suis l’homme aux yeux clos qui vit de l’intérieur,

Celui qui, dépouillé, vers l’infini s’élève

Et du monde perçoit le sourire rieur… 

  

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 02:52

En quête d’un amour dans mon regard, niché,

Immuable présence aux couleurs de mon âme,

Sur les pages de l’eau longuement j’ai cherché

Se reflétant dans l’onde un visage de femme…

 

Sensuel souvenir d’une vie au-delà,

Dont j’invente à foison la démarche câline,

Dans le rêve existant, devant moi, tu es là !

Eméché je titube à tes pieds ma féline…

 

L’infini trouve corps dans l’écho de tes pas,

Comme un lien entre nous le silence résonne,

Ton sourire est ému, j’en perçois les états,

Tous les mots sont caducs, dans tes yeux je frisonne…

 

Le temps suspend son vol à l’émoi grandissant

Qui te laisse sans voix regrettant d’être sage,

Par ton trouble emporté, retenu, blêmissant,

Je me sens échoué, contemplant ton rivage…

 

Sentiment de flotter dans un songe éveillé

Grand enfant, un peu fou, sans filet, funambule,

D’un timide baiser encore émerveillé,

Dans mon cœur, ton parfum pour toujours déambule…  

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Trouvères et troubadours
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 02:49

Qu’importe de la mort les mélopées funèbres,

L’ombre demeure instable aux pieds de l’infini,  

Devant moi la lumière écharpe les ténèbres,

Sans cesse je renais dans l’espace, assaini…

 

Moi-même et différent, libre, je vole libre,

Je dépouille les corps du morne quotidien

Révélant la splendeur qui sous le voile vibre ;

Créateur d’univers, le réel m’appartient,

 

Je pétris la matière inerte, j’en façonne

La forme, les couleurs, les visages cachés,

J’en pénètre le cœur, l’entrouvre, le poinçonne,

Je fissure les murs tous porteurs de clichés.

 

Toute chose est soumise à ce que j’imagine,

S’anamorphose au gré de mon émotion,

Trouve vie au-delà de sa simple origine,

Et marche dans les pas de ma perception :

       

Je suis l’aveugle qui voit des terres sensibles

Et ravive la cendre éteinte des volcans,

En moi, la flamme et l’eau cohabitent miscibles,

J’invente l’existant sans bornes ni carcans…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Terre de lumiére
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