Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Les Innommables

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:58

 Les membres atrophiés

Le hasard pour destin

Le regard terrifié

Et l’espoir prisonnier

Au mépris condamné

Sans avenir ni présent

J’arpente la vie         

Tremblant à chaque instant  

Ce n’est pourtant pas un crime

D’avoir le corps mal né

De devenir infirme

Ce n’est pourtant pas laid

De ma seule apparence

S’installe le silence

De ma seule présence

J’enfante l’absence

Pas facile d’être

Un homme singulier

Simplement d’apparaître

Dans la vie différent

Alors vient l’habitude

Des sourires narquois

La profonde solitude

De ne savoir pourquoi

Puis vient la servitude

La gêne pour compassion

La triste amertume

Et sa fausse attention

Les gestes de pitié

Les yeux qui autrement

Me regardent curieux

Me blessent d’un regard

J’éprouve en mon âme le regret

De ne point paraître

De ne pouvoir simplement exister

Comme je voudrai être…                       

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Poetes Maudits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:55

Elle, tristement belle, ondule sur sa tige,

Lui, vacille, soudain, comme pris de vertige,

Elle, l’entend, chuter,  lourdement dans l’ennui,

Lui, l’écoute pleurer, désarmé dans la nuit…

 

Elle et lui, suspendus, éthérés dans l’attente,

Elle et lui, l’un dans l’autre, en une ombre latente,

Si présents et pourtant languissants, d’un instant,

Néanmoins si absents, d’un silence, inquiétant…

 

Elle, esseulée, errant, doucement chagrinée,

Lui, perdu, s’avinant d’une rose fanée,

Elle et lui, par l’amour, l’un à l’autre, enchaînés,

Dépendants, chuchotant des écrits surannés…

 

Dérivant, sur l’écho d’une valse indolente,

Dans le cœur des amants chante une douleur lente,

Elle et lui, séparés, d’un aveu, d’un serment,

Allaitent le chagrin, épris du sentiment…

 

Au jardin des regrets, le sanglot de l’empreinte

Epoumone en secret le désir de l’étreinte,

Elle et lui, d’un parfum, tendrement amoureux,

S’enlacent dans le temps d’un soupir langoureux…

 

 …………………………………    

 

Tu, penses qu’il y a un ailleurs,

Un ailleurs meilleur,                 

Un espace de bonheur…

On se le dit                                          

A l’infini…

Pour avoir moins mal,

Pour être moins pâle,

Pour croire à demain… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Communauté poétique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:48

Un pas, un chant, un temps, tempo, comme un écho,

Une plainte autrement, comme un air de fado,

Ondule à contre temps, tourbillonne, éprouvante,

Lancinante, une voix, virevolte, émouvante…

 

Du silence renaît, comme un galet de sel,

Ricoche, d’un hoquet, sur l’eau du carrousel,

Vive fantasia bondissante, envoûtante,

D’une rude douceur, tendrement éreintante…

 

D’un sanglot saisissant, d’une larme en ruisseau,

D’un envol, d’un credo chante comme un oiseau,

S’élance, se suspend, oscille sur sa branche

Puis, d’un instant de paix, ondule de la hanche…

 

Soyeuse, entre deux cris se répand la langueur,

La voix retient son souffle estimant la longueur,

Au passage des ans, l’âme observe l’outrage,

Considère, d’un œil, les empreintes de l’âge…

 

Puis, frêle, résignée, abhorrant le miroir,

Songeuse, elle repart comptable de l’espoir,

D’un rire, d’un soupir, méprise l’ecchymose,

Imagine d’un mot la beauté de la chose…

 

……………………………

 

Matin d’étés, matins d’hivers,  

Sourire ou bien calvaire,

Fleur épanouie, fleur gelée,

Déchirante réalité,

Ouverture ou fermeture

Et bien d’autres murmures… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:19

  L’ecchymose des maux

Vogue sur les mots,

Maux à maux

Enlacés aux mots,

Mot après mot

Se dépose les maux… 

              

Il y a  les mots

Mais aussi les maux,

Les mots qui guérissent les maux

Et les maux insensibles aux mots,

Les mots qui engendrent les maux,

Et les maux qu’ignorent les mots…

 

Je joue avec les mots

Et je définis les maux,

Ces maux qui se jouent des mots,

Ces mots qui tournent autours des maux,

Maux inaccessibles aux mots,

Mots impuissants face aux maux…

 

Il y a les mots d’amour

Ceux qui font l’amour plus beau,

Et les maux d’amour

Qui non de l’amour que les mots…

Les premiers sont absents aux maux,

Les seconds devenus sourds aux mots…

 

Mais comment écrire les maux,

Sinon avec des mots…

Mais comment décrire d’un mot

Toute l’indicible des maux…

Mais comment apprivoiser d’un mot

La souffrance des maux… ?

 

Les mots et les maux

Se croisent d’un mot,

Innommables les maux

Se moquent des mots

Et pourtant, l’âme des maux,

Chuchotent de terribles mots…

 

Mots jaspés de maux,

Maux consistances des mots,

D’une appartenance, les maux

Naviguent au creux des mots,

Mais aussi, aux rythmes des maux

Inutiles, s’évaporent les mots… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : au fil des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 16:11

 Enfant du silence

Enfant de la différence

Le regard ailleurs

Je suis né par hasard

Mon présent est souffrance

Mon futur sans espérance

 

Comme tous les autres enfants

De l’amour je suis l’enfant

Mais les autres courent

Et moi, je reste immobile toujours

Mauvaise naissance

La faute à pas de chance

 

La démarche incertaine

Les pensées lointaines

Aveugle à la rue

Ou les pas tordus

Je n’ai pas demandé à naître 

Je n’ai pas demandé à être

 

L’existence en rupture

La pitié comme blessure

Résister à la tentation

Refuser l’étroite vision

L’hypocrite expression

Des sourires de compassion

 

Vouloir juste que l’on m’accepte

Vouloir juste que l’on me respecte

Car plus que le handicap

Auquel je m’adapte

Je souffre du mépris

Qui me refuse vie…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : l'art de partager son art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés