Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Les correspondances...

Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 14:20

Singulier sentiment de flotter sur la houle,

Des bruits, des mots, des pas me frôlent étrangers,

Les néons sont blafards, j’en perçois les dangers,

Je marche dans la marge au pourtour de la foule…  

 

Des hommes, des enfants, des femmes, des visages

Passent autour de moi m’effleurent du regard,

Nul ne semble me voir, en demi-teinte, hagard,

Je traverse exilé de troubles paysages…

 

Le ciel bleu, le soleil et les fleurs et le rire,

Les oiseaux, les jardins m’apparaissent lointains,

Comme miroir sans tain me méprisent hautains,

A l’écart de la route un mendigot soupire…

 

Impalpable une voix dans ma tête résonne,

Que puis-je demander à ces gens aux yeux clos ?

Le monde tourne en rond en de maigres enclos,

Un vieux chien me répond : « au clocher minuit sonne… »  

 

Emporté par le temps, son flot de solitude,

J’ai sillonné la ville et le jour est tombé,

De vieux journaux fripés jonchent le sol bombé,

Une feuille s’envole et prend de l’altitude…

 

Au pied d’un crucifix le voile se déchire,

Il suffit d’une main, d’un horizon nacré,

D’une perle de sang sur un corps consacré,

D’une larme d’amour et mon âme chavire…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Revue poésie et nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 01:08

Rossignol fait son nid et chante son aubade,

Ritournelle, la joie en tout cœur se ballade,

Maints parfums épicés volettent dans les près,

Papillons de lumière et lutins délurés

Dansent la sarabande en ondulant des hanches ;

Il pleut de l’or liquide aux croisements des branches…

Au loin des cris joyeux troublent le paysage,

Une meute d’enfants dans la fraicheur de l’âge

Dans tous les sens s’ébroue et s’amuse d’un rien…

Sur les os de l’hiver, insouciant vaurien

Vêtu d’un treillis vert au faîte du feuillage

Lutine le printemps qui, tel l’amant volage,

De jardins en bosquets, ensemence les lits

Et laisse sur sas pas l’objet de ses délits    

Comme feuillée au vent, pétales d’asphodèles,

Se posent sur les toits un essaim d’hirondelles,

D’un clin d’œil, le soleil attise les tisons

De l’amour renaissant au creux des frondaisons...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : La voix du coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 01:37

Ensemençant la terre à la verte saison,

Vagabond entiché d’une vierge princesse,

Ménestrel, le printemps charme la feuillaison

Et donne au verbe aimer une aune de tendresse…

 

Sous le souffle du vent, comme maints violons,

Les herbes et les fleurs semblent battre des ailes,

Des graines feu-follets, telles des papillons,

Lutinent dans les près, musiciennes et belles…

 

Chevelure fétus de paille, dans mes yeux

Bleu pers une sirène ondule avec adresse

Et m’invite à danser sous le drap blanc des cieux

Où se forge l’anneau des amants sans détresse…

 

A fleur de peau, caresse, épanchement charnel,

L’éternité s’entrouvre et dérive sur l’onde,   

Pensée au fil de l’eau, j’ai le cœur caramel,

Le baiser d’une femme enlumine le monde… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 00:08

Je flotte, je dérive à l’axe du rivage,

Etrange sentiment d’être comme habité,

Dans ma tête une voix m’indique le passage,

Une autre m’interpelle et me trouve dément…

 

Schizophrène, je cherche à tâtons dans le vide

Une main chaleureuse, un ancrage, un rocher,

Rien qu’un coin de ciel bleu qui ne soit pas livide,

Un fil même ténu sur lequel m’accrocher…

 

Genèse de l’aurore une vieille roulotte

Serpente avec lenteur sur des chemins pétrés,

Dans le matin naissant une femme chuchote

A l’oreille des fleurs des mots doux et feutrés…

 

Un souffle évanescent glisse dans les feuillages,

Un baiser sur ma lèvre est venu se poser,

A l’heure où l’horizon bleui les paysages,

Dans ses bras je m’endors le cœur apprivoisé…

 

Aux pourtours du rêve, à pas lents, je chemine

Et perçois l’infini des nombres…Suspendu

 Aux ailes d’une étoile, homme nu j’imagine

Du monde et l’au-delà le visage perdu…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poetes Maudits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 15:01

Sur le sable échoué dans la nuit somnambule,

J’écoute chuchoter le clapotis de l’eau,

Comme un écho lointain une voix affabule,

Nomade sous le vent, j’imagine un bateau…  

 

Chevelure d’ébène, à sa proue une femme

M’interpelle du doigt, je regarde le ciel,

Une étoile frisonne et doucement proclame

Que mon cœur appartient à son rêve essentiel…

 

L’espace se dilate, étrange anamorphose

Partout où je me trouve et se posent mes yeux,

Déambule gracile, imprégnant chaque chose,

Une empreinte, un parfum, un minois merveilleux…

 

Son reflet sur la pierre éveille le rivage,

Une fugue de Bach résonne au féminin,

Je la vois libellule, amante d’un nuage,

Musicienne elle flotte à l’axe du chemin…

 

Sans cesse sur ses pas je rode sans escale

Echo de coquillage impossible à nommer

Qu’on l’appelle Vénus, Orchidée ou Pascale

Que m’importe son nom je ne sais que l’aimer…  

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Communauté poétique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés