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Les correspondances...

Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 02:53

Lorsque la poésie ensorcelle mon âme,

Les voix de l’au-delà me confient leurs secrets,

Moi-même et différent, consumé par la flamme,

Je perçois l’invisible et les spectres discrets

Qui, dans l’obscurité, donnent une substance

Organique au silence, à ces êtres cachés

Dont les yeux du profane ignorent l’existence

Mais que mon cœur respire aux versos des clichés.

Grisé par les parfums des ondes souterraines,

Je sillonne d’un mot le sensible et le beau,

Parmi les nymphéas glissant sur les futaines

 Le corps désincarné, sans regret ni fardeau,

Je suis l’homme multiple au pays des oiseaux,

La musique et le vent, l’impalpable matière,

Les arbres et les fleurs, le babil des ruisseaux,

La pierre de granit, l’ombre et la lumière,

D’une confidence ou de furtifs bruissements

D’ailes, d’un chuchotis m’enseignent le langage

Universel qui bruisse au creux des sentiments…

Bouleversé par l’aubade émanent des étoiles,

Entiché, subjugué, comme happé par la main

D’une entité céleste à l’abri de grands voiles,

Tous les sens éveillés, je découvre l’humain

Et le souffle de vie inscrit en toutes choses… 

Bohème et musicien, d’un battement de cil,

Dans l’empreinte du père et des anamorphoses, 

Funambule et rêveur, suspendu sur un fil

D’or entre ciel et terre aux frontières du monde

Tangible où l’infini transparaît fragmenté,

Poussière d’oxygène intuitive et féconde ;   

 J’enfante mon poème en toute liberté…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poudre d'Arc en Ciel
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 18:14

A l’heure où Vénus bat des ailes sous ses voiles,

Ballerine, elle va, le cœur dans les étoiles,

Flâner en de secrets jardins silencieux

 Aux contours imprécis suspendus dans les cieux ...

 

L’âme étendue en croix au-delà du visible,

Elle part dans l’ailleurs écouter l’indicible

Qui chuchote à voix basse et tisse doucement

Et le temps et l’espace au fil du sentiment…

 

Au rythme des soupirs, en parfaite ingénue,

Sous la voûte céleste elle lambine nue

 Et se dévoile intime aux regards de tous ceux

Qui dérivent comme elle aux sources des aveux…

 

Dans un rayon de lune, aériens, funambules,

J’imagine ses doigts, comme des libellules,

Tendrement butiner de ci-de-là les mots,

Avec subtilité déposer leurs échos…

 

Sensible à fleur de peau, sur l’onde universelle,

Elle rêve d’oiseaux, d’un air de violoncelle,

Embaumant les bosquets de parfums musiciens,

D’un amour infini, d’arc-en-ciel bohémiens…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poudre d'Arc en Ciel
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 17:47

Loin des clameurs du jour, étrange funambule, 

Sur le fil d’un murmure, issu des profondeurs,

Comme un voile éthéré l’infini déambule

Et chuchote à l’esprit des secrets, des splendeurs…

Emportés par le songe, Il est des bohémiens,

De simples vagabonds dont les mots noctambules

Dérivent sous la lune et puis des magiciens

Qui troublent le sommeil des âmes somnambules…

Ils glissent sous le seuil des portes. Musiciens,

Ils laissent sur leurs pas la douceur d’une empreinte,

L’ineffable parfum des souvenirs anciens

A moins que ce ne soit, inscrits en demi-teinte

Sur l’échelle du temps, les soupirs vaporeux  

D’un possible futur en instance de naître,

Timide écho tremblant d’un prélude amoureux

Qui n’attend qu’un hasard pour soudain apparaître … 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 02:15

Aux solstices d’hiver, lors des grandes marées

Et des jours de tempête obstruant l’horizon

Pêle-mêle colorés, coiffures amarrées

Aux murs de chaux blanchis par la belle saison,

Sous l’œil compréhensif de la tour Barberousse,

Affable et vieille Dame aux airs de chaperon,

Au carrefour des vents, lorsque la lune est rousse,

Comme des chats frileux, les toits font le dos rond…

 

Je parle d’un pays où la mer et la treille

Enclosent les étangs, refuges des oiseaux.

Je parle d’un pays dont le cœur s’émerveille,

Où le sel étincelle aux pourtours des coteaux…

Je parle d’un pays où l’agate du ciel

Epouse sans frémir la méditerranée,

Où le temps alangui couché sous le soleil

S’écoule en pente douce offrant sa destinée…  

 

Je parle d’un joyau serti par la garrigue,

D’un écrin préservé, véritable oasis

Parfumé de lavande et d’arômes de figue,

Dont le seul nom évoque un coin de paradis

Village millénaire empli d’apothéoses,

Quand l’orient, à l’aube affute son pinceau,

Imagine Gruissan nimbé de tuiles roses

Posé sur la lagune, entre le ciel et l’eau…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 12:26

Autours d’un feu de camps tout près des caravanes,

Sur le bord de la route à l’endroit convenu,

Hommes, femmes, enfants, assis le soir venu,

Au rythme saccadé des guitares  tziganes,

Ecoutent résonner la plainte bohémienne ;

S’élèvent dans la nuit les chants issus d’ailleurs

Qui célèbrent en chœur l’amour et ses douleurs

Et disent du destin la route quotidienne…

Famille fraternelle aux multiples visages,

Comme depuis toujours en se tenant la main,

Vers un autre rivage ils partiront demain

Poursuivre le voyage au fil des paysages…

Ils perpétuent ainsi l’ancestrale mémoire

Et préservent du temps la fière identité

De ce peuple nomade épris de liberté

Dont l’empreinte demeure en marge de l’histoire…

Citoyens de la terre aux coutumes altières,

Une étoile pour guide au mépris des dangers,

Sans attache ni port en tous lieux étrangers,

Ils traversent le monde ignorant les frontières…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poétra
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