27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 13:28

Sur l’ardoise des toits…

Le long d’une gouttière, un félin téméraire
Apprivoise le vide, avance à pas feutrés.
Sur l’ardoise des toits, l’équilibre est précaire.
Elfes évanescents, maints souffles éthérés
Divaguent. Cristallin, le visage lunaire
Des choses déambule. Ondoyante clarté,
Sur le fil lactescent une ombre solitaire
S’effeuille et se dévoile en toute intimité.
Essence de parfum, sous un galon de brume,
Estampée, en demi-teinte, une empreinte au fusain
Ondule vaporeuse. Une sirène brune
Donne corps et visage à mon rêve incertain.
Froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile,
Le temps se cristallise en larmes de grésil,
Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ;
Il n’est d’autre départ que celui de l’exil…

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 12:21

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 19:37

J'espère que vous prendrez aucun de plaisir que moi à écoute,r mis en musique et chanter, par mon ami Erick mon poème "Amante et sœur", merci à toi Erick, composition et chant, quel talent !

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 19:31

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:33

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

Pétri par le métal rude d’un spleen profond, 

Le mal vivre m’étreint et mon humeur est sombre.

J’ai beau avoir perdu la clef qui mène au nombre

D’or et tourner en rond sous un morne plafond,

Dans ma tête, une voix chantonne à cappella

Un couplet d’espérance et le temps se fragmente.

Dans la clarté jaunâtre où mon cœur se lamente,

Estampée, à toute heure, une présence est là…

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

    Tenace souvenir d’un amour sublimé,

Ondulante et mouvante, au creux du vague à l’âme,

Insoumise, demeure une petite flamme ;

Rien ne lasse jamais tout subsiste imprimé…

Et même, si lointaine, elle semble ignorer

Mes tendres sentiments, ma mémoire en est pleine. 

Et même si je sais que toute attente est vaine,

Je ne peux m’empêcher, elle, de l’adorer…

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:28

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:18

Lorsqu’hanté par des voix le silence résonne,

Une présence est là qui se moque de moi.

Je chuchote des mots d’amour que personne

N’écoute, alors, je tourne en rond, rempli d’émoi…

 

Les yeux mouillés, je rode aux seuils des portes closes.

Une lampe s’éteint, me laissant dans le noir.

Comme un chien éperdu, face aux heures moroses,

Je sais l’attente vaine et futile l’espoir…

 

J’ai mal au cœur, le froid m’étreint, soudain me glace.

Une étrangère me toise et puis me laisse choir.

Je contemple l’espace où je n’ai pas de place.

J’attends mais rien ne vient ; déjà tombe le soir… 

 

Elle me sait à ses pieds et pourtant pas un signe,

Ni même un geste tendre, elle rit dans l’ailleurs.

À quoi bon supplier, il me faut rester digne,

Sans m’épancher, partir loin, vers des jours meilleurs,

 

La laisser à son monde où j’ai peu d’importance.

Même si je la pleure, à présent je le sais ;

Je n’aurai le regret de son indifférence.

L’existence est ainsi : « pour un mal un bienfait. »  

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:16

Tardif assaut final de l'hiver obstiné,

Des ongles de cristal griffent le paysage,

Ils figent, au matin, le printemps nouveau-né

Et entoilent le jour sous un épais corsage…

 

De grands arbres transis se penchent effarés

Sur la terre fardée, enduite de filasse.

Lapis-lazuli, seuls des reflets chamarrés,

Irisés de vermeil zigzaguent sur la glace…

 

Un silence d’église habite les sous-bois

Ni musique ni chants et point de saxophones,

N’égaient la feuillaison ; Pas de merle aux abois,

Ensachés par le gel, tous les nids sont aphones…

 

Où es-tu mon amour, je ne sens plus ta main.

Le verdict est tombé. Je ne vois plus ton ombre

Danser sous les grands pins, dois-je croire à demain ?

Je n’entends plus ta voix déchirer la pénombre… 

 

La neige, cette nuit, blanc linceul de coton,

A posé sur mon cœur des étoiles de givre.

Sur la branche d’un chêne, un oiseau vagabond

M’indique le chemin du vouloir et du vivre… 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:10

Accrochée au plafond l’araignée insomniaque

Entrelace sa toile. Assidue et maniaque,

Elle tisse son piège, avec soin. Lentement,

Me suspend à ses fils sans aucun sentiment.

Empêtré, médusé, je divague, titube

Et suffoque encordé, confiné dans son cube.

J’ai beau crier, pleurer, je demeure captif ;

L’animal me regarde et me fixe, attentif.

Il m’effleure, me tâte, armé de ses pincettes ;

Je vois venir la mort dans ses yeux à facettes.

Sans trembler ni frémir, d’un mouvement bénin,

L’épeire, dans mon crâne, injecte son venin.

Je cherche le moyen de distendre l’étreinte

Dont je n’ai pas la clef, le désespoir m’éreinte,

Me lamine, m’élime à grands coups de rabots.

Un fantôme me nargue et me tourne le dos.

Insipide, Ma Vie Hurle vous la solitude

Et déverse sur moi des torrents d’amertume :  

« Minable, qu’as-tu fait de moi, sinon du rien ?

Tu as flétri mes fruits, mes offrandes, mon bien,

Disparaît de ma vue avant que je t’empoigne ! » 

La force m’abandonne et le vivre s’éloigne…

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:05

Au marché, ce matin, un ciel bas, nébuleux

A posé son coton sur la face des choses.

Sous son voile mouillé, âmes et troncs calleux,

Émergent du grésil des monceaux d’ecchymoses

 

Clarté spectrale de soleil moribond

S’époumone et s’échine à percer la mantille

De la veuve éplorée en état d’abandon

Qui sur la route tend, aux passants, sa sébile.

 

Nichés entre ses seins, ses enfants édentés,

Revêtus de haillons, tous porteurs d’un ulcère,

La regarde couper, en quignons émiettés,

Indigeste et rassis, le pain de la misère…

 

Ors anciens vermoulus, vieux livres écornés,

Draps crasseux, éculés, tentures décrépies,

Mobiliers piquetés, vêtements élimés,

 Plats et couverts rouillés, verreries cramoisies…,

 

Vielle femme fardée assise sur un banc,  

Dos courbé, contemplant l’horizon monotone,

     Aux portes de l’hiver, corps flétri, sur le flanc,

La nature a sorti sa desserte d’automne…

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