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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 19:14

Philippe Lemoine shared Nicole Barthe's status update.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 08:54
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:38

Liberté…

Par la vague sans cesse harcelée, insultée
Château de sable fin sur les laisses des mers,
Grain par grain, Liberté s’amenuise, éreintée ;
Sur ses tours, confinés, ses enfants sont amers…

Rémiges déployés bravant le marabout
Qui déverse le souffre avec intolérance
Sa parole s’épuise à demeurer debout
Et les cœurs puérils sombrent dans l’ignorance…

Pour ses nobles soldats pas de miséricorde,
Un écrit, un dessin ou un trait de crayon
Suffisent aux tyrans pour les pendre à la corde
Ou leur couper la langue au détour d’un layon…

Mais il est des veilleurs qui préservent son âme,
Étincelles de sel revenues de l’enfer,
Quand l’une se consume une autre s’enflamme.
Qu’importe les fusils, la mitraille et le fer,

Lorsque tombe la nuit infamante pour l’homme
Et que la bête toque aux portes des maisons
Chevelure et flamberge au vent elle se nomme
En déclamant son nom sur les murs des prisons...

Sentinelles de suie adossées, insoumises
À l’ombre qui grandit, revêtues de lambeaux,
Ses chandelles noircies échancrant leurs chemises
S’embrasent, le cœur nu, comme de fiers flambeaux… !

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 02:59

Charlie

Dans ma tête des mots m’assaillent, le silence
Bruisse de maints échos. Pris dans la turbulence,
Je tourne sur moi-même et titube écorché.
Déboussolé, mon cœur frisonne effarouché ;
Dès le matin déjà, l’ombre et la violence
Déferlent comme une onde. Aucune résilience,
Il n’est plus un refuge, un lieu de liberté
Où l’homme peut rêver sans être tourmenté.
Sur la laisse de mer, funeste litanie,
Des visages, des noms cochés par l’infamie,
Des crayons, des dessins sur le sable posés
Qu’une gomme de sang a soudain effacés.
Partout gisent des corps mutilés par l’immonde ;
Je ne sais quel poison contamine le monde.
À gauche, à droite, en haut, vers le bas, de travers,
J’avance, je recule et je marche à l’envers ;
Je m’accroche à la vie emporté par la foule.
Sur l’autel du destin, dévorés par la houle,
La plaie et les bourreaux pourrissent au soleil
Et m’écorchent l’esprit, j’ai perdu le sommeil…

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 16:03
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 02:22

Les yeux lourds de sommeil…

Un bruissement de vent se lève musical.
L’archer d’un violon glisse entre les futaies.
Le chant d’un rossignol, faussement amical,
Outrage mes tympans de balivernes gaies…

Ne sachant où m’enfuir, je titube aux abois.
Alors que je suis seul pleurant mes amours mortes,
Des mèches de lumière ondulent sur les toits ;
Trait bleu sur l’horizon, l’aurore toque aux portes…

Je regarde ébloui, les yeux lourds de sommeil,
La roue au firmament tourner sur elle-même.
Cascatelle d’épis, sa crinière de miel
Escalade le ciel, frétillante et bohème…

L’aubade des oiseaux, dans le soleil naissant,
Me triture le cœur, je ne vois que ténèbres ;
Plus encore je maudis l’astre assourdissant
Qui déploie, ignées, une à une, ses vertèbres…

Une ombre déambule, animal effronté,
Le long d’une mouchette un chat passe, me toise
Puis me tourne le dos sans un brin de piété.
J’ai joué, j’ai perdu, j’en réglerai l’ardoise…

Comme un éclat de verre, un rire cristallin,
D’une fenêtre ouverte, en fontaine, ruisselle ;
J’imagine une femme en chemise de lin
Lestement toupiller sur une balancelle…

Qu’attend le mal-aimé ? La vie ou le trépas,
Une oreille attentive, une main passagère ?
Que veut le mal-aimé ? Lui-même ne le sait pas !
Il rêve simplement d’une belle étrangère…

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 23:33

Le jour se lève…

Entre chien et loup, déversant des amphores
De miel, un titan, dans l’intervalle ténu
Où s’échappe l’abîme, écrit des métaphores ;
L’or ruisselle abondant dans l’espace chenu…

La lumière solaire étend ses grandes ailes.
Sous son abyssal flot, les formes, les couleurs
Se défeuillent soudain des encres informelles
Et nébuleuses où maraudent les voleurs…

Demoiselle coquette aux prunelles mouillées,
La terre se toilette et maquille ses yeux
De vert ourlé de bleu. Les ombres, dépouillées
S’émiettent en lambeaux sous la clarté des cieux…

La nature, au sommeil, ne peut-être asservie.
Plus un spectre ni même un miasme nuiteux
Ne s’appareille encore aux branches de la vie
Diffusant à foison des parfums capiteux…

Aplats d’indigo clair crénelé de dentelles,
Tissages de coton, moutonneux, filandreux,
À l’aube, dans le ciel, un essaim d’hirondelles
Fracture l’horizon, le jour se lève heureux…

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:59
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:59

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:44

Ossements de bois morts…

Une ombre grise plane au-dessus de Carthage,
Les barbares ont peint ses minarets sans âge.
Sur les quais, dans le port plus même un brigantin
N’appareille. À genou, la parole s’éteint !
Les prophètes sont morts, l’enclume du silence
Étouffe la cité. Comme une pestilence,
L’interdit se propage et les songes brisés
Sont foulés, piétinés par des geôliers blasés.
Tête basse, échiné, dos courbé face aux armes,
Le peuple dépité n’a plus assez de larmes
Pour geindre et sangloter sur ses espoirs trahis ;
Brigands et scélérats les ont anéantis.
Palpable, la frayeur suinte des casemates,
Leurs murs, naguère blancs, en portent les stigmates…
Symboles de splendeurs broyées au laminoir,
La balance est faussée. Édenté, le lion noir,
Ensanglanté, meurtri lâche son cimeterre.
Capitaine et marins ont jeté sacs à terre.
Ossements de bois morts corrodés par le sel,
La galère punique a rejoint l’Éternel.
Sur la laisse de mer, échoué sur la grève,
Papillon éphémère, agonise le rêve…
Les roses de Tunis ont l’acide saveur
Des lendemains déçus, il n’est point de sauveur ;
Lueur blafarde errant le long des réverbères,
La liberté s’essouffle aux pieds de ses cerbères…

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