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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 23:04

Parmi les nymphéas fleurant le firmament,

Une étoile filante ondoie un pas de danse.

J’effeuille délicat, les fleurs du sentiment,

Amouraché mon cœur hésite et puis s’élance…

 

L’essence d’un parfum éclaire un encensoir,

Sous la tonnelle assise, une rose au teint pâle

Fredonne une chanson. Dans la douceur du soir,

Ma lyre se suspend à ses cheveux d’opale…

 

Vestale, la nuée embaume les buissons,

Envols de papillons en gerbes d’aubépines,

Des ailes de cristal bisent les frondaisons

Et tissent des colliers d’iris et serpentines… 

 

Capeline de soie et masque de velours,

Arlequine s’enroule aux doigts d’une comète,

Et charme d’un regard les astres troubadours

Qui aux balcons du ciel jouent de la clarinette…

Published by Philippe Lemoine - dans Je reviens d'un pays...
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 23:00

Posées sur l’horizon, empreintes digitales

Emperlées de vermeil, à pas d’oiseaux, l’été

Entoile l’aube claire et sur l’immensité,

Étoilés en faisceaux, dépose ses pétales… 

 

Le long des frondaisons, nuées de cascatelles,

En coulures de miel, caressent les chemins. 

Éparses dans l’éther, mille petites mains

Habillent les feuillus d’éphémères dentelles…

 

Comme fétus de paille, émiettés par la brise,

S’envolent lestement lors des fenaisons, 

La lumière voltige au sein des feuillaisons ;

D’un pichet de soleil la nature se grise…

 

Des rinceaux de lumière énouent les pierres grises

Et des fils indigo spiralent sous les cieux. 

Dans les vergers fleuris, elfes malicieux,

Gourmets des passereaux picorent des cerises… 

 

Coquelicot froissé tapi dans l’herbe folle,

Enivré des senteurs d’un merveilleux verger,

J’ai le cœur qui frisonne aux doigts du vent léger,

De futaies en buissons, l’abeille batifole…

Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 22:43

Vieux philosophe assis sur les rives du temps,

Retrouvant sans effort sa jeunesse au printemps,   

Cheveux livrés au vent l’olivier centenaire

Trône à fleur de coteaux comme un roi solitaire …

 

De grenats incarnats, les fleurs du grenadier

Flamboient la feuillaison. La vigne et l’amandier

Batifolent le long des sentes rocailleuses

Où veillent des murets de pierres argileuses…

 

Rouges mouchoirs, rubis de soie albuminés,

D’étincelants pavots voltigent chiffonnés.        

Sous un ciel bleu limpide aux doigts de porcelaine,

En bouquets emblavés, fleurit la marjolaine… 

 

Sur l’ile Saint-Martin, labyrinthe d’isbas

Marqueté de canaux, plus loin, en contrebas,

Feu-follets au pays fabuleux des licornes,

Emperlées de cristaux dansent des salicornes…

 

Le long de la saline où nichent les oiseaux,

Rêve de sable fin aux limites des eaux,

Câlinées par l’écho des brises occitanes,

Sur des chemins de sel, sommeillent des tartanes… 

 

Résonne dans mon cœur un monde immaculé

Moucheté de saphirs. Paysage exhalé

De thym, de romarin et de menthe sauvage ;

Un coin de paradis accoudé au rivage…

 

 

Published by Philippe Lemoine
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:51

Initié par la voix de l’auguste prophète

Qui porte la parole humblement en esthète,

Je chemine pensif le long d’un corridor

Et cherche l’énoncé qui mène au nombre d’or…

 

Une empreinte de pas m’indique le passage.

Du maçon fondateur décryptant le message,

Du bout des doigts, j’effleure, un à un, les secrets

Que la pierre conserve en ces lieux consacrés…   

 

Funambule penché sur la table d’écriture,

Je vois des fils d’argent tissés par la nature.

Encensoirs ciselés dans le noble métal,

S’évadent des parfums de musc et de santal…

 

En cercle autour de moi, les filles d’Harmonie

Pastichent en chantant l’humaine comédie.

Posés sous la clé d’arc ceinte de capitels 

Simples tables de bois se dressent des autels…

 

Comme venu d’ailleurs, j’entends le magistère

D’une voix solennelle énoncer ce mystère ;

À droite un livre ouvert, sur la gauche, un godet

De terre ; entre les deux un arbre torsadé…

 

Immuable chemin de la métamorphose,

La souche et le bourgeon musardent en osmose.

Même au creux du silence, impérissable halo ;   

La vie, une et entière, émerge au fil de l’eau…

 

Depuis les temps premiers, spiralé sur lui-même, 

Tout être porte en lui les mots clefs du poème ; 

L’ignorance et la peur nourrissent nos rancœurs,

Ce que nous quémandons est inscrit dans nos cœurs… 

Published by Philippe Lemoine - dans Je reviens d'un pays...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:22

Dans la bibliothèque, à l’heure du goûter

S’exhalaient des parfums de menthe et d’oranger.

Tout en buvant le thé avec ma châtelaine,

Je regardais rosir son teint de porcelaine…

 

La clepsydre s’enroule aux doigts du vent léger.

Qui d’elle ou bien de moi, de l’autre est l’étranger ?

Autours des abat-jours toupillaient des phalènes.

Je chuchotais en vain de vieilles cantilènes...

 

Des nuées de coton épincent les buissons.

La neige cette nuit voltige en colimaçons.

Dans la trouble clarté des flammes, Marjolaine,   

Assise près de l’âtre, échevèle la laine…

 

Tout le long de l’hiver, en un secret verger,

Je la savais rêvée à ce charmant berger

Dont les moutons, l’été, transhument dans la plaine ;

Quant à moi je lisais quelques vers de Verlaine…

Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:18

J’ai posé sur le seuil mon sac et mon manteau

Et puis je suis entré dans l’antique oratoire. 

Anges ou bien démons sculptés sur un linteau

De marbre, dès l’entrée illustrent l’histoire…

 

Sous la clé d’un arceau m’accueille un bénitier.

S’évadent des ambons l’écho de voix divines.

Diffuse, une clarté glisse au bas d’un pilier ;

La clepsydre s’enroule aux doigts des angevines…

 

Les travées de la nef convergent vers l’autel.

Modeste silhouette à coté d’une aiguière,

Une femme à genou s’adresse à l’immortel ;

Des anges bienveillants bénissent sa prière…

 

Sur la table de bois recouverte d’un linceul

De soie immaculée étincelle un ciboire

Finement ciselé. Dans un coin d’ombre, seul

Un chandelier d’argent éclaire un vieux grimoire….

 

Du livre consacré, je feuillette des yeux

L’écriture serrée. Épitres symboliques,  

L’alpha et l’oméga s’élèvent vers les cieux ;

Tout s’achève et commence en lettres prophétiques…

 

Sur des charbons ardents, de musc et de santal,

Des parfums capiteux s’évadent sous la voûte.

À fleur d’âme ou de ciel, envolées de cristal,

Lancinante, le chant d’une diva m’envoûte…  

Published by Philippe Lemoine - dans Je reviens d'un pays...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:14

Quand le peintre s’expose aux regards du profane,

On ne fait qu’effleurer le tissu de son âme.

Sur la pointe des pieds au cœur de ses couleurs

Musent à mots feutrés des échos de douleurs…

 

Des nuances de gris toutes en demi-teintes

Enchatonnent le ciel d’ineffables empreintes, 

Cristalline, une voix fredonne une chanson ;

La nostalgie affleure au fond de l’horizon…

 

Palette en éventail, semant des grains de sables,

L’artiste retranscrit les choses insondables.

Sa peinture est un chant. Lumières en rinceaux,

Le temps qui passe vibre au bout de ses pinceaux…  

 

Un voile de pudeur dérive sur sa toile,

Nul ne connaît vraiment sa muse, son étoile.

Courbes, lignes, dessins fleurissent son cahier ;

S’envolent déguisés des oiseaux de papier…

Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:11

Sur le seuil de la nuit, vestales des hermines

Pointent leurs nez de fouine aux rochelles du ciel.

Nitescence de l’aube, instant confidentiel,

Déambulent dans l’air de blanches étamines…

 

Affable, l’Orient ouvre grande sa soute,

Des anneaux de soleil spiralent dans l’éther.  

L’oracle s’accomplit, le jour s’annonce clair ;

Un sentiment de paix chemine sous la voûte…

 

L’âme, le cœur, l’esprit pétris d’imaginaire,

Appréhendant L’osier du berceau maternel,

Je moissonne le blé de l’amour fraternel

Et tisse l’indigo de la vie ordinaire… 

 

Épouillé des clameurs de l’onde coutumière 

Le souffle suspendu aux vœux de l’Éternel,

Contemplant la splendeur du monde originel

Je trouve appartenance au sein de sa lumière…

 

Cerclé de bleu, Hermès, revenu d’outre-tombe,

Aux doigts du vent léger, joyeux comme un pinson,

Sème des lampions sur le trait d’horizon ;

L’or jaillit de la mine au chant de la colombe…

   

Published by Philippe Lemoine - dans Les chemin de l'amour...
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:04

Nitescence de l’aube au coin d’un œil mouillé,

Perle de cristal ou pétale d’asphodèle,

Une larme, à fleur d’âme, au soleil s’échevèle ;

Émerge de l’abîme un vieux phare enrouillé…

 

Felouque de coton, galbes, traits dépouillés,  

Au souffle lent du vent s’effiloche un nuage.

Résurgence du temps, dans mon cœur coquillage

Dérivent des échos à mi-mots gribouillés…

 

Sur la courbe du monde aux limites des eaux,

Almée aux pieds légers, sous un voile de tulle

Enchatonné d’azur, une sirène ondule

Et funambule au loin sur l’aile des oiseaux…

 

Empreinte digitale inscrite dans l’éther,

Rêve de paix, d’amour noté sur un grimoire,

Le vocable premier me revient en mémoire ;

Le chant d’une colombe ouvre l’horizon clair…

 

Sur le buvard des jours, le précepte essentiel

Dessinent des chemins estampillés de rose.

Lavande et bouton d’or fleurissent en osmose ;

L’espérance s’installe aux rochelles du ciel…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:02

Transhumance des jours déployés en étoile,

Le rose et le lilas sillonnent les chemins,

Ancolies et bleuets s’accouplent aux jasmins,

Une flûte de vent ondule sur la toile…

 

Points en suspension sur la courbe du monde,

Des escadres d’oiseaux mouchettent l’horizon,

À la marge du temps, lyrique effloraison,

Résonne dans l’éther le chant de la colombe…

 

Dans ma tête un murmure, à la fois doux et tendre,

M’emporte vers l’ailleurs. Sous des cieux tricotés

D’azur et sables blancs aux draps abricotés ;

En songe, je m’en vais, à pas feutrés m’étendre…

 

Mon cœur est un chiffon estampé d’encres claires,

D’un baiser échangé face à l’immensité,

Mot à mot chuchoté lors d’une nuit d’été,

L’amour s’y est inscrit en lettres circulaires…

Published by Philippe Lemoine - dans Les chemin de l'amour...
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