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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:20

Texte de G.G.ANDRE

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Published by Philippe Lemoine
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 12:19

Terre féconde…

Courtine de satin sur un lit d’églantines,
Ton corps est un jardin aux allées byzantines.
De soie et de velours, ta simple nudité
Auréole mes nuits de puits de volupté.
Grappes mûres d’argile où fleurit l’aubépine,
Tes seins ont la douceur des roses sans épine.
Diadèmes frangés de nacre, des bourgeons
En sertissent les monts comme de fiers donjons
Qui pourtant, sous mes doigts, soupirent et frémissent
Affolés. Félicité, mes lèvres, mouillées, glissent
Sur l’ambre de ta peau. Lavande et citronnier
Exaltent la fraicheur d’un parfum printanier ;
Ton ventre est une plaine, une terre féconde.
Au bas de l’échancrure une grotte profonde.
Le thym et la bruyère en fleurissent le seuil.
Vers ce discret sillon, je descends sans écueil.
La fleur du nénuphar, humide de rosée,
Entrouvre sa corolle et m’accueille, attisée.
Liqueur d’orge et raisin, je m’enivre d’arac ;
Vagues pleines, tes reins ondulent au ressac.
Et quand l’aube se lève, aux limites du rêve,
Une étoile marine enlumine la grève…

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 01:08
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Philippe Lemoine shared Castor-photo en poèsie's album: GILBERTE MATEU.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:38

Bonjour,

A la demande et en présence de ses enfants, de la famille de notre amie Gilberte,

Un mot d’amitié sur le livre d’or, la lecture de l’un de ses poèmes, un petit mot écrit…

il sera rendu un hommage à Gilberte demain mardi à partir de 15h30

Restaurant « La Flambée des Mille-Poètes » 2 rue Elie Sermet, Narbonne
(04 68 65 15 87)

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 19:14

Philippe Lemoine shared Nicole Barthe's status update.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 08:54
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Philippe Lemoine shared Marie Laurence Schmitz's photo.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:38

Liberté…

Par la vague sans cesse harcelée, insultée
Château de sable fin sur les laisses des mers,
Grain par grain, Liberté s’amenuise, éreintée ;
Sur ses tours, confinés, ses enfants sont amers…

Rémiges déployés bravant le marabout
Qui déverse le souffre avec intolérance
Sa parole s’épuise à demeurer debout
Et les cœurs puérils sombrent dans l’ignorance…

Pour ses nobles soldats pas de miséricorde,
Un écrit, un dessin ou un trait de crayon
Suffisent aux tyrans pour les pendre à la corde
Ou leur couper la langue au détour d’un layon…

Mais il est des veilleurs qui préservent son âme,
Étincelles de sel revenues de l’enfer,
Quand l’une se consume une autre s’enflamme.
Qu’importe les fusils, la mitraille et le fer,

Lorsque tombe la nuit infamante pour l’homme
Et que la bête toque aux portes des maisons
Chevelure et flamberge au vent elle se nomme
En déclamant son nom sur les murs des prisons...

Sentinelles de suie adossées, insoumises
À l’ombre qui grandit, revêtues de lambeaux,
Ses chandelles noircies échancrant leurs chemises
S’embrasent, le cœur nu, comme de fiers flambeaux… !

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 02:59

Charlie

Dans ma tête des mots m’assaillent, le silence
Bruisse de maints échos. Pris dans la turbulence,
Je tourne sur moi-même et titube écorché.
Déboussolé, mon cœur frisonne effarouché ;
Dès le matin déjà, l’ombre et la violence
Déferlent comme une onde. Aucune résilience,
Il n’est plus un refuge, un lieu de liberté
Où l’homme peut rêver sans être tourmenté.
Sur la laisse de mer, funeste litanie,
Des visages, des noms cochés par l’infamie,
Des crayons, des dessins sur le sable posés
Qu’une gomme de sang a soudain effacés.
Partout gisent des corps mutilés par l’immonde ;
Je ne sais quel poison contamine le monde.
À gauche, à droite, en haut, vers le bas, de travers,
J’avance, je recule et je marche à l’envers ;
Je m’accroche à la vie emporté par la foule.
Sur l’autel du destin, dévorés par la houle,
La plaie et les bourreaux pourrissent au soleil
Et m’écorchent l’esprit, j’ai perdu le sommeil…

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 16:03
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 02:22

Les yeux lourds de sommeil…

Un bruissement de vent se lève musical.
L’archer d’un violon glisse entre les futaies.
Le chant d’un rossignol, faussement amical,
Outrage mes tympans de balivernes gaies…

Ne sachant où m’enfuir, je titube aux abois.
Alors que je suis seul pleurant mes amours mortes,
Des mèches de lumière ondulent sur les toits ;
Trait bleu sur l’horizon, l’aurore toque aux portes…

Je regarde ébloui, les yeux lourds de sommeil,
La roue au firmament tourner sur elle-même.
Cascatelle d’épis, sa crinière de miel
Escalade le ciel, frétillante et bohème…

L’aubade des oiseaux, dans le soleil naissant,
Me triture le cœur, je ne vois que ténèbres ;
Plus encore je maudis l’astre assourdissant
Qui déploie, ignées, une à une, ses vertèbres…

Une ombre déambule, animal effronté,
Le long d’une mouchette un chat passe, me toise
Puis me tourne le dos sans un brin de piété.
J’ai joué, j’ai perdu, j’en réglerai l’ardoise…

Comme un éclat de verre, un rire cristallin,
D’une fenêtre ouverte, en fontaine, ruisselle ;
J’imagine une femme en chemise de lin
Lestement toupiller sur une balancelle…

Qu’attend le mal-aimé ? La vie ou le trépas,
Une oreille attentive, une main passagère ?
Que veut le mal-aimé ? Lui-même ne le sait pas !
Il rêve simplement d’une belle étrangère…

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