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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 01:08

Euphonie…

Mèches de paille,
Écume de mer,
Chevelure livrée au vent,
De boucles en vagues,
Rêve de sable blond,
Dans tes cheveux,
Mes doigts voyagent…

Prémices d’une aube sensuelle,
Grains de sable, ta peau,
Au toucher,
Bruisse, frémit…
Onde pleine,
Le désir
Glisse sous mes mains…

De caresses en baisers,
Fruits rouges cerise,
Tes lèvres me submergent,
M’emportent…
Volupté,
Au sillon des tes seins,
J’ai peint des arcs-en-ciel…

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 13:49

Extase !...

Comme des arcs,
Tendus l’un vers l’autre,
Reins creusés, cambrés,
D’effleures en caresses,
Et de soupirs en gémissements,
Illumination, volupté !
Dunes de sables frémissantes,
Peaux exacerbées,
Sur l’échelle du plaisir,
Lente montée de la flamme,
Incandescence des sens !
Osmose et lâcher prise,
Vertigineuse descente
Dans l’abysse où les corps s’abîment,
Ivresse !
Jaillissements de lave en fusion,
Jouissance !
Au plus haut de la cime,
La tête dans les étoiles,
Côtoyant le sublime,
Mille soleils explosent,
Extase !
Plénitude des désirs assouvis,
Lentement la mer se retire.
Allongé sur la grève de ton corps,
Je t’aime !

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 23:46

Un vieil air de fado…

À l’instant où la nuit ouvre son opuscule,
Flèches d’ors oxydées par le vieux crépuscule,
Les chevaux du soleil s’abîment sur la mer
De paille. Sur le Tage, un murmure ténu,
Doux comme le soupir d’un baiser sur des lèvres
Frémissantes, lambine épandu sur les grèves.
Vert, gris, cobalt le ciel venu de l’occident,
D’un bleu mélancolique, étale, dissident,
Son voile sur la ville. Aux pieds des sept collines.
La Baixa, L’Alfama chaussent leurs ballerines.
Un vieil air de fado, sans âge et nonchalant,
Entonne un chant d’amour tendrement émouvant
Qui bouleverse les cœurs et nous emporte l’âme
Et Lisbonne frisonne envoûté par son charme…
Sur le port, dans les bars, les marins endeuillés,
Dans le bras d’une femme oublient, les yeux mouillés,
Leurs frères disparus. Hommes bourrus en larmes,
Les guerriers, au comptoir, ont déposé les armes.
Le teint pâle, la lune, entre songe et ennui,
Nostalgique, musarde au balcon de la nuit.
Tel un parfum, le long des rues une guitare
Ou un bandonéon d’une alcôve s’égare...
Langoureuses, des voix chantent la volupté,
L’humeur du temps, l’amour, la mort, l’éternité…
Des amants, chagrinés, sur la quai d’une gare
Écoute chuchoter l’exil qui les sépare…

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 10:19

Ombre bleutée…

Au sablier des heures,
Sur l’écran de mes nuits blanches,
Comme une sonate au piano,
Sur le clavier du temps,
La nuit glisse tranquille.
Intime, soupir
À fleur d’âme,
Le rêve déambule…
Ombre bleutée, gracile,
Nimbée d’aubépines,
Les ailes déployées,
Sur un quartier de Lune,
La femme libellule,
Sur une balancelle, ondule…
Pour ne pas l’effrayer,
Aucune nuée d’opale ne bouge,
Pas un souffle de vent
N’effleure les feuillages,
Seul l’écho de mon cœur palpite
À pas feutrés…

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:34

Si loin du chaos…

Sur la rose des vents, j’ai dispersé mes larmes
Et dans un sac rangé mon armure et mes armes.
Épandu dans l’ailleurs, loin, si loin du chaos,
Tout est calme, apaisé. Seuls de tendres échos
Me chuchotent des mots aimables à l’oreille.
Une sirène brune, à nulle autre pareille,
Apparaît, disparaît, m’enjôle à pas feutrés,
Me dévoile, un à un, son âme et ses secrets.
Comme des lunes d’eau, la douceur d’un sourire
Se pose sur le sable et la mer se retire…
Des cristaux de tendresse emperlent ses grands yeux,
Ému par tant de grâce enluminant les cieux,
Rêveur, je vais, je viens, dérive sur la toile
Blanche ou mon cœur palpite entiché d’une étoile…

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:54

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:52

Dites-lui, chaque jour…

N’enfermez pas l’amour dans un sombre bazar,
Dans l’ennuyeux fracas de la vie ordinaire.
Non ! Ne le laissez pas s’éteindre, solitaire,
Sous les cendres du temps simplement par hasard…

Écoutez-le chanter dans le creux de vos mains,
Acceptez l’arc-en-ciel, les couleurs de son âme,
Qu’importe son humeur, n’en faites pas un drame,
Prenez-le comme il est, sans peur des lendemains…

Allez moudre le grain qu’il attend chaque jour
Sans lequel, doucement, il perdra la parole.
Ce n’est pas une offrande et ni même une obole,
Simplement une étoile au sommet d’une tour…

Au rythme de son cœur, d’un pas respectueux,
En humble serviteur, aux sources des tendresses,
Emmenez-le danser la valse des caresses,
Avec lui tournoyez sous un dais somptueux…

Donnez-lui des étés de braises et des nuits
Sans sommeil, de l’eau fraîche… Allez boire à ses lèvres
La lumière limpide où s’abreuvent les rêves ;
À ses pieds, déposez des bouquets épanouis…

Dans ses bras lâchez prise, éveillez du désir
Et le corps et la flamme. Entendez comme il vibre !
Au bien-être des sens, montrez-lui qu’il est libre,
Avec lui partagez l’essence du plaisir ! ...

Préservez ce joyau des soucis, des tracas,
Du quotidien banal, de la fureur des armes,
De l’hiver et du froid, du sang et puis des larmes ;
Dites-lui, chaque jour, des mots doux, délicats…

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 22:10

Au delà des nuages…

Un pied sur un tas de cendres,
L’autre sur la braise renaissante,
Au terme d’un douloureux hivernage,
Mince frontière mouvante,
Je m’éveille debout à l’endroit précis
Où les mondes se croisent.
D’un côté, peuplée de fantômes,
La mer des grandes solitudes
Sur laquelle les âmes tourmentées
Font naufrage.
De l’autre, le soleil levant.
Au dessus de ma tête,
Un ciel marbré d’ecchymoses,
Tout autour de moi,
Tourbillonnent des voix contradictoires.
Les premières, en bourrasques,
Portent le sel de l’amertume,
L’une me gifle, l’autre me bouscule…
Les secondes ont la douceur
Des harpes célestes.
Elles me parlent de la beauté des choses,
De ces ailleurs aux versos des nuages.
Comme autant de petits cailloux blancs,
Elles sèment les fleurs de l’espérance
Et me disent et la vie et l’amour
Inscrites sur mon chemin….

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 12:39

Froissements d’ailes…

De sable, de ciment et de chaux, le maçon,
Pierre à pierre, construit les murs de sa maison.
Comme cet artisan procède avec adresse,
Soin et attention, de lin et de tendresse,
Je tisse, fil à fil, le drap immaculé
D’un amour authentique. À ce rêve entoilé,
Aux pourtours d’un étang qu’il me semble connaître,
J’en exalte l’étoile en instance de naître.
Un murmure de vent folâtre entre deux eaux.
La voix d’une sirène enjôle les roseaux
Et le sel papillonne irisé d’étincelles ;
Petit oiseau, mon cœur brasille et bat des ailes…
Sur la grève, il dessine un sourire avenant,
Un visage, un regard dont il serait l’amant.
De miel et romarin, le songe déambule,
Sous la voûte outre-mer, Je la vois libellule…

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:09

Errance entre deux mondes…

L’ombre du regret plane,
Émorfile sa lame,
Reflue, s’efface,
Revient au rythme lent des souvenirs…
Des silhouettes rodent,
Resurgissent soudaines…

Des visages apparaissent, s’estompent,
Défilent, s’estampent…
Des regards nous fixent,
Se tournent, se détournent…
Entre indifférence et tendresse
Avancer sur un fil,
Partir, revenir,
Se perdre,
Ressentir l’absence,
Douter de la route à suivre…

Se convaincre,
Oublier, se griser,
Coudre nos paupières,
Trépaner nos cœurs,
S’amputer d’une partie de soi-même,
Claquer les portes,
Remettre le nez à la fenêtre…

De flux en reflux
Reste la mémoire
Des mains que l’on voudrait saisir,
Elles s’ouvrent, se ferment,
Nous échappent, nous hantent,
Puis nous manquent,
De nouveau, nous frôlent…

Regarder ce qu’on laisse,
Le vouloir, tourner en rond,
Ne pas pouvoir, hésiter
Le renier, l’aimer malgré soi,
Ne savoir que faire, où aller…

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